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Ville entreprenante
Histoire
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Trélazé, une terre d’immigration
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Les Bretons, poussés par la pression démographique et attirés par les promesses de salaires, constituent une source importante de main-d’oeuvre pour les ardoisières de Trélazé. Souvent recrutés sur place par le patronat, les Bretons affluent à Trélazé entre 1850 et 1930. Leurs conditions de vie sont déplorables. Entassés dans des logements exigus et insalubres, ils s’intègrent difficilement. Peu parlent couramment le français.

Manoeuvres du fond ou travailleurs journaliers forment un sous-prolétariat au sein de la population des ardoisières. Le taux de mortalité infantile est effrayant et leur espérance de vie plus courte que celle des ouvriers angevins. La tuberculose fait des ravages. A la fin du XIXe siècle, près de 20 % des carriers sont des Bretons. De nombreuses traces subsistent encore aujourd’hui de cette " immigration franco-française ", parmi lesquelles le bagad Men Glaz, les sociétés de boule de fort la Bretonne et l’Armoricaine, le quartier de la Petite-Bretagne.
Puis vinrent les Espagnols, en petit nombre cependant, à partir de la Première Guerre mondiale. L’immigration de masse ne date que des années 1960 lorsqu’arrivent les Portugais, les Turcs et les Maghrébins.
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