Un certain regard sur l’Abstraction lyrique
Olivier Debré – Jean Le Moal - Alfred Manessier – André Marfaing – Gérard Schneider - Geer van Velde
Anciennes écuries des ardoisières du samedi 23 juin au dimanche 2 septembre, tous les jours, entrée libre de 14h30 à 19h
La guerre mondiale de 1939-1945 va marquer une rupture très profonde dans l’évolution de l’art du 20ème siècle. On va assister à la naissance d’une nouvelle littérature, d’une nouvelle architecture, d’une nouvelle musique. Mais aussi d’un nouveau mouvement pictural une abstraction en rupture avec l’abstraction géométrique : l’Abstraction lyrique.
Ce mouvement naît à Paris après la Libération. La présence d’artistes du monde entier, et la confrontation de leurs expressions, va faire la richesse de la scène artistique parisienne. Ces créateurs vivent et travaillent dans la même ville, voire dans un même quartier, celui de Saint-Germain-des-Prés.
Leurs différences et la confrontation de leurs expressions génèrent une considérable diversité, une immense richesse artistique. Paris devient véritablement la ville phare de l’art abstrait. Elle acquiert, dans le monde de l’art, une aura qui dépasse largement les frontières françaises.
Ce sont ces artistes devenus parisiens qui obtiennent les récompenses les plus importantes sur le plan international et ce n’est seulement qu’en 1964, que l’artiste américain Rauschenberg obtiendra le grand prix de la Biennale de Venise.
En 1945, les galeries de Lydia Conti, de Colette Allendy ou encore de Denise René ont contribué à faire de ces créateurs, prêts à toutes les audaces, des références internationales.
Les œuvres de ces artistes sont aujourd’hui présentes dans les musées du monde entier.
Aujourd’hui les cimaises des Anciennes écuries accueillent quelques-uns de ces prestigieux créateurs et non les moindres : Olivier Debré, Jean Le Moal, Alfred Manessier, André Marfaing, Gérard Schneider et Geer van Velde.
Un échantillonnage d’autres œuvres de maîtres du genre tels Bazaine, Hartung, Lanskoy… (œuvres provenant de collections privées) figurera également dans cette proposition de référence.
Cette exposition a pour but d’évoquer une période de création artistique parmi les plus riches et les plus fécondes que Paris ait pu connaître. Que le spectateur en soit étonné, qu’il acquière, un nouveau regard sur cette époque et qu’il s’émeuve enfin devant certaines œuvres, est notre vœu le plus cher.
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